Aufrère.Frédérique : Bonjour Annie, merci de passer un moment avec nous pour répondre à quelques questions à l'occasion de la sortie de votre dernier livre : «
le bassin maudit ». Votre livre est basé sur une découverte à la suite d'un voyage pour des vacances. Deux amies partent ensemble en Irlande et là c'est l'aventure, car l'une d'elle a un faible pour les vieilles bâtisses abandonnées. Votre livre est drôle, avec du suspens. On ne peut s'empêcher de tourner les pages jusqu'au bout, mais je n'en dirai pas plus.
Annie Bonnefoy/Kochert : C'est plutôt bien résumé… J'adore les compliments… continuez je vous en prie !
Aufrère.F : Sans rien nous dévoiler de l'histoire, que pouvez-vous nous dire sur l'idée de ce livre ?
Bonnefoy/Kochert .A : Ayant une attirance particulière pour les vieilles demeures et leurs mystères, je ne pouvais faire autrement que situer le contexte de mon roman dans ce cadre. De plus, l'histoire se déroule en Irlande, pays de mille légendes et superstitions par excellence. L'un et l'autre se complétant à merveille pour donner un peu plus de suspens et de magie.
Aufrère.F : Y a-t-il une part d'autobiographie dans cette histoire ?
Bonnefoy/Kochert .A : Absolument pas… hélas devrais-je dire. Vivre une telle aventure serait le rêve de ma vie ! Mis à part ça, « toute ressemblance avec des personnages, ou des événements ayant existés ne serait que pure coïncidence »
Aufrère.F : Ce qui compte pour vous ce n'est pas tant l'histoire que la façon
dont on la raconte ?
Bonnefoy/Kochert .A : Tout est lié ! Si l'histoire est jolie mais que l'auteur la « bâcle », le lecteur n'en retiendra que lassitude ou à peine un intérêt médiocre. De même, un auteur magistral ne pourra pas (je pense) faire tomber en pamoison devant une intrigue insipide…
Aufrère.F : Dès votre premier livre, les histoires vous ont-elles toujours intéressées ?
Bonnefoy/Kochert .A : Si la question est : « Les histoires que vous avez écrites vous plaisent-elles ? » alors la réponse est oui, fatalement. Je ne me vois pas écrire un récit qui ne m'intéresserait pas.
Aufrère.F : Etes-vous un auteur qui fait beaucoup des changements par rapport à vos plans initiaux ?
Bonnefoy/Kochert .A : Non, pas du tout. En fait, je ne fais qu'un plan vraiment sommaire avant de me lancer, ensuite… j'écris comme je lirais… au fur à mesure…
Aufrère.F : Qu'est-ce vous pousse à toujours écrire?
Bonnefoy/Kochert .A : Mon imagination débordante ! Puis l'envie de faire « vivre » mes personnages, et de permettre à mes lecteurs (ainsi qu'à moi-même) de vivre ainsi, à travers eux, des aventures que notre vie actuelle, réglée comme du papier à musique, ne nous pourrait pas nous permettre.
Aufrère.F : Quelle est, d'après vous votre force en tant qu'écrivain?
Bonnefoy/Kochert .A : L'imagination et le rêve.
Aufrère.F : Vos personnages prennent souvent vie d'eux- mêmes ?
Bonnefoy/Kochert .A : La plupart du temps oui. Si un personnage n'arrive pas à « prendre vie » dans mon histoire, je l'abandonne. Il faut que chaque protagoniste soit crédible.
Aufrère.F : Quand vous avez écrit cette histoire avez vous ressenti de l'anxiété ou est-ce une sorte de compétition avec vous-même ?
Bonnefoy/Kochert . A : Ni l'un ni l'autre. J'écris comme je lis : avec plaisir. Rien ne m'oblige à prendre la plume et à créer de nouvelles histoires, donc pas d'anxiété. Il m'est arrivé bien évidemment de commencer une histoire puis de me dire « Je stop là… c'est n'importe quoi, je ne m'en sortirais pas »… Autant dire que « je ne prends pas la tête ». Pour ce qui est de la « compétition avec moi-même », c'est pareil. L'écriture doit rester un plaisir, pas un sport !
Aufrère.F : Il y a de plus en plus de blogs sur internet, on y découvre le potentiel des auteurs , avez vous un œil sur ces blogs ?
Bonnefoy/Kochert .A : Non (rires). J'ai bien trop à faire avec mon propre site internet !
Aufrère.F : Que diriez –vous de ces blogs , ou cela ne vous intéresse pas ?
Bonnefoy/Kochert .A : C'est certainement très bien ! Ce n'est pas parce que je n'ai pas le temps d'aller voir que je pense que ça n'en vaut pas la peine.
Aufrère.F : Parfois il y a cette page blanche vous est-il arrivé de demander de l'aide pour écrire ?
Bonnefoy/Kochert . A : Jamais. Si page blanche il y a, j'attends un jour ou deux… puis si l'inspiration ne vient toujours pas, comme je vous l'ai indiqué précédemment : je laisse tomber et je passe à autre chose. Je me dis que si j'hésite trop dans mon roman, le lecteur le ressentira et l'histoire ne sera pas « fluide »
Aufrère.F : Est-ce que l'histoire de votre dernier livre vous a permis d'évacuer le stress de la vie , du métier ?
Bonnefoy/Kochert .A : Un peu… j'en ai profité pour faire passer un petit message de « ras le bol » au niveau de mon métier, mais gentil tout de même… il ne faut pas exagérer. Et puis le lecteur (encore une fois c'est à lui que je pense lorsque j'écris) veut lire pour rêver, pas pour qu'on lui colle sous les yeux notre vie de tous les jours !
Aufrère.F : Je vous remercie d'avoir passer ces quelques instants avec nous , pour conclure cette entrevue, quel sujet aimeriez vous faire pour le prochain livre ?
Bonnefoy/Kochert .A : J'aurais adoré écrire « Le combat de mon père »… pour raconter la maladie, l'espoir et la peur… ainsi que les derniers jours de mon cher papa disparu le mois dernier mais… je ne suis pas encore prête. Je penche plutôt pour un titre du style : « Le pays des chimères »… mélange de surnaturel, de croyances et comme toujours : d'amour.